Quand août n'est pas pluvieux, septembre est souvent radieux.

L'arnica

 

Le Markstein est l’un des sites les plus beaux en Europe et représente la zone de cueillette française la plus importante et la mieux réglementée, car on y trouve une concentration d’Arnica montana unique en France.

Les hautes chaumes sont magnifiques, au début de l’été, parsemées de milliers de fleurs sauvages. Parmi elles, l’arnica, d’un jaune resplendissant. C’est « l’or de la montagne », récolté au Markstein.

 

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Une demi-douzaine de laboratoires pharmaceutiques ou cosmétiques de France, Suisse et Allemagne demandent chaque année l’autorisation de récolter. Car la cueillette est réglementée par une convention signée en 2007 par tous les partenaires. Seule la cueillette à la main est autorisée, en période de pleine floraison qui ne dure qu’une quinzaine de jours. On laisse au minimum une tige fleurie tous les 5 m² et les capitules fanés. Les laboratoires s’acquittent d’un droit de cueillette auprès des communes (Oderen, Fellering et Ranspach). Tout amendement chimique, chaulage, apport de fumure organique ou minérale, traitement phytosanitaire et sur-semis est totalement proscrit sur les 130 ha dévolus à l’arnica. Le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges assure le suivi écologique de la zone et l’Association Vosgienne d’Economie Montagnarde le suivi des cueillettes qui peuvent atteindre une quinzaine de tonnes par an.

 

Cette belle marguerite jaune est très convoitée par les laboratoires pharmaceutiques pour la fabrication notamment de baumes dans le traitement des douleurs musculaires (gel d’arnica).

 

Après un tri méticuleux mais qui doit être rapide, les fleurs sont broyées et mises à macérer 10 à 30 jours. La solution est ensuite filtrée afin d'obtenir un produit brut qui sert à la fabrication de médicaments homéopathiques (granules), d'huile de massage, crèmes, pommades et le célèbre gel d'arnica.

 

Depuis l'Antiquité, l'arnica est réputée pour ses vertus contre les contusions, la fatigue et les douleurs musculaires.

 

Si ce site représente donc un enjeu économique important, il revêt également un intérêt biologique indéniable. L’Arnica signe en effet la qualité biologique des hautes chaumes du massif vosgien en abritant de nombreuses espèces végétales et animales remarquables.

 

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